mardi 2 février 2010

Le Bal 2 Break en attendant Le Bal de Br3ak

Avant Le Bal de Br3ak du 18 février prochain aux Passagers du Zinc, petit retour sur la seleçao du Bal #2 (merci à TheGryf, Sebbouzze, Sandy et Matthieu Random pour les quelques idées)...

1. Cube Dub de Brain Damage
2. Business Of War de Pupajim
3. Nantes de Beirut
4. Fuzzy de Grant Lee Buffalo
5. I Can't Stand The Rain d'Ann Peebles
6. Black Tower Hotel de The Crooked Spokes
7. Precious de Depeche Mode
8. Fire In The Rain (Asa vs. Prince) de DJ Zebra
9. Hits From The Bong de Cypress Hill
10. Just One Look de Doris Troy
11. Keep The Lights On de Wave Machines
12.
I Wanna Be Your Dog par Emilie Simon
13. One Line de PJ Harvey
14. No One Has Ever Looked So Dead de The Organ
15. The Bridge Is Broken par The Do
16. Paranoid de Sara Schiralli
17.
LDN de Lily Allen
18. Pure Rock You (Placebo vs. Queen) de Fissunix
19. The Distance de Cake
20. Fire de Kasabian
21. Raise Me Up de Hercules and Love Affair
22. Rehab d'Amy Winehouse
23. Shiny Happy People de REM
24. These Boots Are Made For Walking de Nancy Sinatra
25. Baggy Trousers de Madness
26. I Fought The Punk (The Clash vs. Vampire Week-end) de Gaston
27. Life Won't Wait de Rancid
28. Mala Vida de Mano Negra
29. Are You Gonna Go My Way de Lenny Kravitz
30. My Sharona de The Knack
31. One Way Or Another de Blondie
32. 96 Tears de The Stranglers
33.
Connection d'Elastica
34. The Walk de The Cure
35. A Means to an End de Joy Division
36. I Will Follow de U2
37. Here It Comes Slowly de Noir Désir
38. You're Speaking My Language de Juliette and the Licks
39. Raw de Scanners
40. Debaser de Pixies
41. No One Else de Weezer
42. Don't Want To Know If You Are Lonely de Hüsker Dü (en mixant aux PDZ, je suis open-bar et je me paye aussi en passant un morceau qui me tient particulièrement à coeur, c'était çui-là).
43. Black Math de The White Stripes
44.
Song 2 (live) de Blur
45. Somebody Told Me de The Killers
46. Bohemian Like You de The Dandy Warhols
47. Heart In A Cage de The Strokes
48. I Bet You Look Good On The Dancefloor d'Arctic Monkeys
49. I Predict A Riot de Kaiser Chiefs
50.
The Heinrich Maneuver d'Interpol
51. Helicopter de Bloc Party
52. I Can Talk de Two Door Cinema Club
53. Let's Go Surfing de The Drums
54. Cassius de Foals
55.
Take Me Out de Franz Ferdinand
56. Toyboy de Stuck In The Sound
57. Can't Choose de Naïve New Beaters
58. Heavy Cross de Gossip
59. Colours de Calvin Harris
60. Time To Pretend de MGMT
61. A Thing For Me de Metronomy
62. We Are Jalouse de Fatale
63. In My Arms de Kylie Minogue
64. Bulletproof de La Roux
65. Four To The Floor de Starsailor (Thin White Duke Mix)
66. Tribulations de LCD Soundsystem
67. Papillon d'Editors
68. House of Klezmer (House of Pain vs Amsterdam Klezmer Band vs Pa Brapad) de Faroff
69. What You Waiting For de Gwen Stefani
70. Le Brio Teknologic (Daft Punk vs. Big Soul) de DjMoule
71. Atlantis To Interzone de The Klaxons
72. Smack My Bitch Up de The Prodigy
73. Miserable Girl de Soulwax
74. La Rock 01 de Vitalic
75. Meeting Paris Hilton de Cansei de Ser Sexy
76. Emerge de Fischerspooner
77. Transboulogne Express de Birdy Nam Nam
78. J'Aime Pas l'Art de datA
79. Push The Tempo de FatBoy Slim
80. My People de The Presets
81. Brenn Di Ega Kjerke de Black Strobe
82. Where Is My Mind de Michael Armstrong

lundi 30 novembre 2009

Le son du coma #11 : Les Demoiselles Pédés sous le soleil de Rammstein


Si vous ne bougez pas la tête et/ou le bassin en écoutant ça, vous êtes dans le coma et/ou sourd (même si en vrai, vu le bestiau, il y a dérogation aujourd'hui). Le son du moment : le bootleg Rammstein vs Fettes Brot par DJ Morgoth.

Walors là, en termes de hype, on est plutôt moyen, dans la mesure où Schwule Sonne rassemble deux morceaux sortis en 2001 : Sonne (Soleil) de Rammstein et Schwule Mädchen (Les Demoiselles Pédés) de Fettes Brot.


Pour situer, le pote qui était fan du second titre à l'époque est le genre de gars qui, sortant d'un bar sur les Grands Boulevards, se met à pisser contre un arbre et finit par se tourner vers le videur, histoire de lui demander (une bite dans une main, une clope dans l'autre) s'il y aurait pas des fois un bar qui bouge vraiment dans le coin.

Bref, "une fois n’est pas coutume" perfideront certains, aujourd'hui on va plutôt faire dans le régressif. En même temps, pour mémoire en 2001, sur le podium des ventes de singles en France, il y avait quand même Seul de Garou en #3, Toutes Les Femmes De Ta Vie de L5 en #2 et fucking ça en #1 (attention, ça pique).

Mais revenons, chers breakers, à Schwule Sonne. Vous, je sais pas, mais la dernière fois qu'une meuf m'a parlé sur le ton de la voix slave du début, j’étais nu et à quatre pattes dans une piaule, entouré d’inconnus cagoulés se tirant des lignes de coke sur mon dos.

Dans la foulée, le flow teuton de Fettes Brot s’en sort plutôt pas mal. C’est vrai quoi... allez faire du rap avé des mots de 18 syllabes (genre "Groastadtpunker durcheinander"). Moi, je dis respekt.

Sinon, niveau musique, le soleil vu par Rammstein ferait une bande-son décente pour une retraite de Russie, avé blizzard neigeux, charges de cosaques sur l’arrière-garde et bouts de chair restant collés sur les métaux glacés. Comme, en d'autres circonstances, une langue ne pouvant se décoller d'un bout de peau.


Photo /// DR.

jeudi 26 novembre 2009

nÄo ou l’ambition du reptile


nÄo (electro) @ Les Passagers du Zinc, Besançon, 25 novembre 2009

Walors, on sait que c'est parfois un poil humide sous la voûte du PDZ. Mais là, c’est à cause de nÄo et son electro toute en gouttelettes. Genre Lalo Schifrin à la fin de Dirty Harry (oui, le sample sur L’Enfer d’Iam). En gros, pour situer, une musique à écouter en contemplant le ruissellement d’une pluie d’été sur une baie vitrée, avé une brune filiforme et un braque de Weimar à ses côtés. S'il y a un fauteuil en cuir blanc dans les parages, c’est pas du meilleur goût, mais c’est normal.

Ça commence donc dans le méditatif, voire le crépusculaire à la Kryptic Minds. Par moments, des kolossales-basses viennent envelopper le tout. On n’est pas sur le "boum" habituel, mais du "boumwôh", avec une impression de bras qui se resserrent sur soi. Une copine psy dirait qu’on a là une musique contenante.

Les premiers mouvements de tête sont provoqués par un gros travail sur le riddim de caisse claire et on se souvient qu’être ambitieux n’est pas forcément à connoter négativement. Au bout d’une demi-heure où ça a parfois bardé sévère, le gars, jusqu’alors seul derrière ses machines, est rejoint par deux batteurs, dont un cogne sévère sur sa basse.

Un connard passe devant moi. Alors oui, dans les concerts, il y a deux sortes de connards. Celui qui t’empêche de voir le batteur et, c'est le cas ici, çui qui te cache la vue sur la plus jolie fille de la soirée aka A.P.A. Sinon, des claviers évoquent Acid Bells (Martyn’s bitter sweet remix) d’Efdemin. Entre le dub de la basse et les sonorités de bols chantants tibétains, on retrouve aussi les atmosphères de Brain Damage. Une reptation impassible.

Chaque morceau fait voyager et emmène très loin. Chaque morceau revient au point de départ, sans thésauriser sur l’énergie du précédent. On serait une meuf au lit, on se dit qu’on irait pas forcément bien haut comme ça. J'en parle avé une copine... "Ça se discute", objecte-t-elle avant de tirer une looongue taf sur sa clope.

Voilà. Après nÄo, débarquent les Bosniaques de Vuneny. Je bataille pour accrocher. En vain. C’est bien fait pourtant. Ça doit être le contrecoup de la dégustation de vins la veille à Arbois et la petite nuit dans la foulée.

NB : le vendredi 4 décembre (20h00), au Bœuf sur le Toit, à Lons-le-Saunier, nÄo participera à la finale régionale pour le Printemps de Bourges avé Hellbats, No Signal, 2methylBulbe1ol et Marc Jean. 92 groupes étaient en lice au début de la sélection. Et ouaie.

Photo /// The*Glint.

mardi 24 novembre 2009

The Irradiates ou le surf à roulettes from nowhere...


The Irradiates, The Experimental Tropic Blues Band et Sheriff Perkins @ Le Cylindre, Larnod, 20 novembre 2009

Walors, on a sorti les sourcils à la Michael Madsen, le perfecto estampillé "Cry Baby" et le portefeuille à chaînettes. Pas de doute, le plateau de trois groupes présenté par Le Cylindre est 101% wockenwoll.

Du rockabilly-country-hardcore from Clichy

Sheriff Perkins est seul sur scène avé sa gratte, une grosse caisse/caisse claire et son peigne. Sa main droite commence à pomper et les pieds font ce qu’ils peuvent pour suivre le riddim. Les premières notes entendues depuis l’extérieur font penser à Surfin Bird par les Trashmen. Tout le set se fera sur ce tempo de train emballé, sans conducteur en cabine.

Quelques morceaux plus posés viennent parfois briser une certaine monotonie rythmique. "C’est pas que j’aime les chansons calmes, mais ça me repose", souffle le Sheriff de Clichy. Tu m’étonnes, allez mater une vidéo pour voir le sport. Ça décoiffe son homme qui sort le peigne à l'occasion, histoire de se remettre la gomina dans le bon sens. Là, on se repense à Hugo Koblet qui se recoiffait avant de couper victorieusement une ligne d'arrivée. Mhein ?! Qui c'est, Koblet ? Béotiens. (Re)lisez Louison Bobet, Champion cycliste. Disponible en Bibliothèque verte.

Le concert s’achève sur une reprise du Kiss de Prince, version clopin-clopante "je-descends-de-la-colline-sur-mon-percheron". Bien cool.

Du surf à roulettes from nowhere

The Irradiates est labélisé "M.o.U.C." direc’. Au bout de cinq minutes, la mâchoire pend devant l’efficacité des morceaux. Les gratteux sonnent surf et le basseux fait dans le punk à roulettes. Ça joue vite et placé. Break et go. Précis, comme s’ils avaient monté des freins à main sur leurs planches histoire d’assurer le contrôle des dérapages.

On entend des variations entre Misirlou et Le Vol du Bourdon (sur Atom Boogie). Le tout avé une patate radioactive comme si, après l’explosion du réacteur 4 à Tchernobyl, ils surfaient sur la vague du bassin de refroidissement. Les solos sont enquillés avec un sérieux affecté, genre entre Joe Staline et Jean XXIII. Autant dire que ça rince.

Les voix rappellent l’accent moldavo-roulant d’un Bela Lugosi évoquant tout un tas de trucs "came fllllom nowhele". Alors ouais. Niveau "figures imposées", dans le blues, c’est "when I woke up this morning". Dans le psycho-surf, faut parler de trucs "came from nowhere". Obligé.

Voilà. The Irradiates, ça crépit sa race et j’aimerais pas passer derrière eux sur scène. Ça se trouve, les gars d'Experimental Tropic Blues Band pensent pareil.

Gorge profonde from Marielle de Sarnez

Je sais pas si c’est la fatigue, mais j’accroche moyen avé The Experimental Tropic Blues Band. C'est foufou et "ça va trooop vite" (voir Josiane Balasko pour la prononciation). Genre le public doit faire une partie du voyage pour rencontrer leur musique-montagnes-russes.

De mon côté, j’ai l’impression d’être un petit vieux confronté au feu trottoir roulant hyper-rapide à Montparnasse. Je me pète la gueule et rate le train. Sur quelques morceaux il y a bien des passages sympas, entre vocalises du Pop de Sloy et blues pégueux de Powersolo.

Sur scène, un gars au carré blond vénitien a une relation singulière avé son micro. Ça fait penser à une Marielle de Sarnez payant sa tournée de pipes sous les spotlights. Je relis ces mots dans le bloc-notes et décide plier les gaules.



Photo : The Irradiates /// DR.

vendredi 20 novembre 2009

La DJ-Batteul #2 ou le tee-shirt vagabond


DJ-Batteul #2 : El Gran Sapino vs El Naze Nano, feat. MC Quentino @ PDZ, Besançon, 19 novembre 2009

Walors, la présente chronique est un papier de commande, imposé par mon 8ème Hémisphère Cérébral aux treize autres. Genre à la fin de la batteul, HC #8 a cru opportun de refiler l’adresse du blog à une A.P.A., en lui disant que ça parlerait sûrement d’elle. Mhein ? Vous savez pas ce que signifie A.P.A. ? Bougez pas, j’explique.

Avant tout, faut savoir que ça a charclé sévère entre El Naze Nano et El Gran Sapino, tous deux sous cagoules de lucha libre, malgré la moiteur. Genre mix "massive-catch" arbitré par un Quentino déguisé en lion. Au courant de la soirée, niveau fantasme, on m’a plus parlé du costume de lion que de cagoule. Les filles, c’est bizarre. En attendant, le PDZ est plein comme un bœuf, "la putain de sa mère, on se croirait au Gibus", fait remarquer une observatrice avisée des nuits locales.

Rappel rapide des règles. C’est un fight avec interdiction de passer Le Petit Bonhomme en Mousse ou de se jeter les vinyles à la face (là, on peut se consoler en rematant Shaun Of The Dead). Les deux DJ’s s’envoient des steacks en mixant alternativement pendant 10 minutes…

Ça part avé la voltige funk d’El Naze. Sapino riposte direc’ avé une prise de soumission wockenwoll. Bon, Somebody To Love de Jefferson Airplane, quand on mixe aux PDZ, c’est comme monter sur le ring avé une lame de rasoir planquée dans le slip. Limite coup bas. Un gars passe sa commande au bar sur l’air d'I Love Wockenwoll de Joan Jett. A défaut de café (percolateur en rade depuis 1928), il se rabat sur la mirabelle. Le Bisontin est du genre à s’adapter face à l'adversité.

3ème round (enfin je crois, y avait pas la bikineuse aux panneaux), El Sapino cogne avé du surf "marteau-pilon du Yucatan". Mon regard croise celui d’A.P.A ("ha ouais, c’est fucking time", grincent les plus irascibles). Agent Perturbateur d’Attention. Une fois qu’on en a vu un, la réalité passe derrière un film plastique. Genre celui que pose Gondry sur certains effets spéciaux. On a du mal à rester concentré sur le riddim. Un pote reconnaît le générique de Buffy contre les Vampires (cover par feu Hawaii Samurai).

A.P.A pourrait sortir d’un épisode de Twin Peaks. Curly-blonde avé les sourcils légèrement moins clairs que les cheveux. Tee-shirt vagabond au niveau des épaules. Tiens, c’est le 2ème Clash qui passe (London Calling / Rock The Casbah). On passe jamais trop les Clash. Ensuite, c'est série de manchettes avé Night Boat To Cairo. C’est comme ça des Rita (solo final inclus, siouplé). A côté de moi, les papas pingouins sont de retour sur les tabourets.

Ça commence à sentir le sapino pour El Naze qui se reprend. Projection "hip-hop" par-dessus la 3ème corde avé Snoop, Skee-Lo et Roots Manuva (nan, c’est pas un morceau de Chamfort, soyez à c’qu’on vous dit). Entre deux bières à tirer, Claire-la-patronne joue de l’air-piano sur Sex Machine. A.P.A donne du bassin.

Langue #1 passe furtivement entre les incisives. Foie #1 se dit que le mélange Picon-Pelforth-framboise-mauresque-vodka-cassis-Pontarlier devient coquinou à gérer. HC #8 s'engouffre dans la brêche. Echange rapide avé A.P.A. devant les volets fermés du PDZ. Là, vous vous dites bien que si j’avais son prénom je le mettrais, chuis pas non plus totalement discourtois… Comme je vous sens pas top charitables sur ce coup-là, j'entends surtout vos "roooh, c'te pauv' tanche connaît même pas le prénom de la fille".

Bref. Là y a treize hémisphères cérébraux qui se demandent quel âge peut avoir une étudiante en 3ème année des Beaux-Arts. Une copine me répond que dans cette branche, "on trouve souvent des gens plus âgés ayant envie de reprendre les études ou alors cette fille a suivi un cursus normal, bac + Beaux-Arts, ça te ramène à 21 ans... En gros, ton A.P.A a entre 21 et 50 piges". Cool. Du moment que la réponse fait pas tâche devant un juge, ça me va.


Photo /// DR.

jeudi 19 novembre 2009

Le son du coma #10 : Two Door Cinema Club ou mourir parmi les majorettes irlando-polonaises


Si vous ne bougez pas la tête et/ou le bassin en écoutant ça, vous êtes dans le coma et/ou sourd. Le son du moment : I Can Talk par Two Door Cinema Club.

Bon, je vais pas vous la faire à l’envers, genre Two Door Cinema sont un peu des Bloc Party irlandais, mais quand même. Sur I Can Talk, Two Door Cinema sont un peu des Bloc Party irlandais. Ça pousse sévère au niveau de la basse et certaines grattes font penser au Edge early-U2.

Là, sur I Can Talk, c’est push-push-push couasi tout le long du morceau, avé un petit break au milieu, histoire que Joe le trentenaire puisse reprendre son fucking souffle sur le dancefloor.

Peine perdue, avant la fin du morceau, il file au bar reprendre une Guinness (oui, "comme une merde", souriront les plus perfides), en se frayant un passage au milieu de jeunes Irlandaises au look et à la descente de majorettes polonaises. Il pourrait mourir là tout de suite, ce serait bien aussi.


Photo /// Jamie Adamson.

lundi 16 novembre 2009

Le son du coma #9 : "Raw" de Scanners ou les buses lorraines


Si vous ne bougez pas la tête et/ou le bassin en écoutant ça, vous êtes dans le coma et/ou sourd. Le son du moment : Raw par Scanners, extrait de Violence Is Golden (un nouvel album, Submarine, sort le 7 décembre prochain).

Samedi dernier, les deux filles/deux gars de
Scanners étaient de passage aux PDZ pour mettre une grosse claque dans la gueule du public, qui en prend pas plus de dix des ça comme dans l'année.

Des morceaux en spirale qui montent, qui montent (e.g. Salvation), des grattes scintillantes, une basse qui te rentre dans les hanches direc' et du blast, avé un rien de PJ "Rid Of Me" Harvey au mike. Sur Raw, à l'image d'une brune à l'épaule nue déchaînée (sisi) devant moi, le public lâche tout.

Pour l'anecdote, une copine avait arrangé un concert à des potes à elle, ce samedi-là aux Passagers. Genre garage-rock from Metz. Quand ils ont découvert qu'ils seraient finalement en plateau avé Scanners, ils ont annulé. En gros, "on partage pas la date et pis ils sont pas assez rock".

Ce type de choix avisé fait penser à Alan Williams, le premier manager des Beatles, qui les a réfilés gratos à Brian Epstein, suite à une engueulade. Ou, pour rester dans le domaine de la buse lorraine, on repense au recruteur du FC Metz qui avait refusé le jeune Platini, le jugeant trop chétif.

Sinon, pour les plus Parisiens, Scanners sera à l'Alhambra ce 23/11, en première partie de Juliette Lewis.


Photo /// Julius Beltrame.